Ottone Rosai. Un poète avant tout.
L'exposition s'ouvre sur une comparaison entre les peintures issues du legs Rosai et les œuvres de l'artiste provenant de la collection Alberto Della Ragione, réunies pour la première fois.
Divisée en deux espaces distincts, elle explore les figures et les lieux chers à Ottone Rosai, offrant un portrait complexe du peintre et de sa relation à sa ville et aux intellectuels de son temps.
L'exposition est complétée par une sélection de documents provenant du Gabinetto Scientifico Letterario G.P. Vieusseux et du Archivio Contemporaneo Alessandro Bonsanti.
Environ 70 œuvres sont présentées, mettant en lumière deux piliers de la recherche de l'artiste: les visages de ses amis et sa ville, Florence, appréhendée comme un paysage intérieur et le cadre d'une expérience partagée.
Pour Rosai, ses amitiés avec des écrivains, des poètes, des éditeurs et des artistes n'étaient pas un simple arrière-plan biographique, mais un véritable espace d'échange et d'apprentissage, influençant directement sa vision du monde et sa conception de l'art comme un exercice de sincérité. Dans ses portraits, les êtres chers apparaissent comme des présences silencieuses, chargées d'affection et de tension morale, porteuses d'une vérité profonde, souvent teintée de mélancolie. Les lettres de l'artiste révèlent également des liens vécus comme nécessaires, parfois salvateurs, parfois douloureux.
Les lieux que peint Rosai ne sont pas de simples paysages: les rues, les collines, les monuments et les maisons isolées de Florence deviennent des espaces intérieurs, des organismes vivants avec lesquels l'artiste tisse une relation physique et morale. La Via di San Leonardo, les grandes églises, le Palazzo Vecchio et les périphéries urbaines dépeignent une ville loin de l'idéalisation, empreinte de retenue, de gravité et de résistance.
Les œuvres de Rosai se caractérisent par des tensions entre lumière et ombre, stabilité et précarité, appartenance et solitude. Les lieux qu'il représente sont indissociables des personnes qui les ont traversés et des mots qui les ont décrits: écrivains, poètes et amis partagent avec lui la même géographie émotionnelle, faite de promenades nocturnes, de rencontres dans des cafés, d'ateliers et de faubourgs.
Le dense réseau de relations révélé par ses peintures et les documents d'archives brosse le portrait d'une Florence du milieu du XXe siècle comme une trame vivante, au sein de laquelle Rosai évolue en interprète, à la fois central et marginal. Capable d'une dévotion absolue comme de ruptures radicales, l'artiste ouvre son regard sur le drame de l'existence, toujours guidé par une conception éthique de l'art. Ses figures évoquent une communauté tourmentée, partageant une humanité marquée par la lutte pour exister et le besoin de continuer à croire en la poésie.
Sont exposés, entre autres portraits, ceux d'Eugenio Montale, Giorgio De Chirico, Elio Vittorini, Carlo Bo, Piero Bigongiari et du marquis de Villanova.
Divisée en deux espaces distincts, elle explore les figures et les lieux chers à Ottone Rosai, offrant un portrait complexe du peintre et de sa relation à sa ville et aux intellectuels de son temps.
L'exposition est complétée par une sélection de documents provenant du Gabinetto Scientifico Letterario G.P. Vieusseux et du Archivio Contemporaneo Alessandro Bonsanti.
Environ 70 œuvres sont présentées, mettant en lumière deux piliers de la recherche de l'artiste: les visages de ses amis et sa ville, Florence, appréhendée comme un paysage intérieur et le cadre d'une expérience partagée.
Pour Rosai, ses amitiés avec des écrivains, des poètes, des éditeurs et des artistes n'étaient pas un simple arrière-plan biographique, mais un véritable espace d'échange et d'apprentissage, influençant directement sa vision du monde et sa conception de l'art comme un exercice de sincérité. Dans ses portraits, les êtres chers apparaissent comme des présences silencieuses, chargées d'affection et de tension morale, porteuses d'une vérité profonde, souvent teintée de mélancolie. Les lettres de l'artiste révèlent également des liens vécus comme nécessaires, parfois salvateurs, parfois douloureux.
Les lieux que peint Rosai ne sont pas de simples paysages: les rues, les collines, les monuments et les maisons isolées de Florence deviennent des espaces intérieurs, des organismes vivants avec lesquels l'artiste tisse une relation physique et morale. La Via di San Leonardo, les grandes églises, le Palazzo Vecchio et les périphéries urbaines dépeignent une ville loin de l'idéalisation, empreinte de retenue, de gravité et de résistance.
Les œuvres de Rosai se caractérisent par des tensions entre lumière et ombre, stabilité et précarité, appartenance et solitude. Les lieux qu'il représente sont indissociables des personnes qui les ont traversés et des mots qui les ont décrits: écrivains, poètes et amis partagent avec lui la même géographie émotionnelle, faite de promenades nocturnes, de rencontres dans des cafés, d'ateliers et de faubourgs.
Le dense réseau de relations révélé par ses peintures et les documents d'archives brosse le portrait d'une Florence du milieu du XXe siècle comme une trame vivante, au sein de laquelle Rosai évolue en interprète, à la fois central et marginal. Capable d'une dévotion absolue comme de ruptures radicales, l'artiste ouvre son regard sur le drame de l'existence, toujours guidé par une conception éthique de l'art. Ses figures évoquent une communauté tourmentée, partageant une humanité marquée par la lutte pour exister et le besoin de continuer à croire en la poésie.
Sont exposés, entre autres portraits, ceux d'Eugenio Montale, Giorgio De Chirico, Elio Vittorini, Carlo Bo, Piero Bigongiari et du marquis de Villanova.
Notes d'accès:
Accès direct depuis la billetterie et entrée dans le premier créneau de visite disponible.
Dernière entrée une heure avant la fermeture.
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